Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/93

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les devoirs d’un enfant ; mais, Fanny, si votre cœur peut vous affranchir de l’ingratitude… »

Il cessa de parler ; Fanny pleurait en ce moment si amèrement, qu’il ne crut pas devoir insister davantage sur cet article. Le cœur de Fanny était brisé par la peinture qui venait d’être faite d’elle-même, et par les accusations qui s’étaient élevées contr’elle avec une effrayante gradation. Volontaire, opiniâtre, personnelle et ingrate ! Elle croyait qu’elle avait tous ces défauts en effet. Elle avait trompé l’attente de son oncle ; elle avait perdu sa bonne opinion. Qu’allait-elle devenir ?

« Je suis bien fâchée, dit-elle en mots inarticulés, et au milieu de ses larmes ; je suis bien fâchée, vraiment. »