Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 4.djvu/165

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Elisabeth put à peine s’empêcher de rire de l’arrangement que faisoit sa mère, et qui venoit si fort à-propos. Elle étoit cependant fâchée des épithètes qu’elle lui avoit données.

En entrant, Bingley lui serra la main et la regarda avec une expression telle, qu’elle ne put pas douter que Mr. Darcy ne lui eût fait part de ce qui s’étoit passé la veille.

— Mistriss Bennet, dit-il tout haut, n’avez-vous plus de grands chemins dans vos environs où Lizzy puisse encore se perdre, comme hier ?

— Je conseille à Mr. Darcy, à Lizzy et à Kitty, dit Mistriss Bennet, d’aller promener du côté de Oakham-Mount, ce matin ; c’est une très-longue et très jolie promenade, Mr. Darcy ne la connoît pas.

— C’est très-bien pour lui, reprit Mr. Bingley, mais je suis sûr que ce sera trop long pour Kitty. N’est-ce pas, Kitty ?