Page:Austen - Orgueil et Prevention 1.djvu/126

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
122
ORGUEIL

promet beaucoup… : je suis impatient de le connaître !

» — Son style, dit Mary, me paraît assez beau : la branche d’olivier n’est pas une idée neuve, mais il faut convenir qu’elle est heureusement appliquée. »

Ni la lettre ni l’écrivain n’intéressèrent Catherine et Lydia ; il était impossible que leur cousin portât un habit rouge, aussi ne les occupa-t-il guère.

Quant à Mme Bennet, les expressions de M. Colins avaient dissipé sa mauvaise humeur, et elle attendit sa visite avec une tranquillité qui étonna également son mari et ses filles.

M. Colins arriva à l’heure marquée, et fut reçu par toute la famille avec beaucoup de politesses. M. Bennet, il est vrai, parla peu ; mais les dames étaient très-disposées à causer, et M. Colins ne semblait pas avoir besoin d’encouragement ni aucune envie de se taire… Quelques momens après s’être assis, il fit compliment à Mme Bennet sur la beauté de ses filles, disant avoir beaucoup entendu