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ORGUEIL

rine ne soit une femme accomplie ; il serait à désirer que toutes les grandes dames lui ressemblassent. Demeure-t-elle près de vous, monsieur ?

» — Le jardin dans lequel est situé mon humble presbytère n’est séparé que par une petite avenue du parc de Rosings, noble séjour de la seigneurie.

» — Ne m’avez-vous pas dit qu’elle était veuve ; a-t-elle des enfans ?

» — Elle n’a qu’une fille unique, héritière de Rosings et d’une immense fortune.

» — Ah ! s’écria Mme Bennet avec un profond soupir, bien des personnes ne sont pas si heureuses. Est-elle belle ?

» — C’est la plus charmante femme qu’on puisse voir : lady Catherine déclare elle-même que, quant à la beauté, Mlle de Brough passe de bien loin les plus belles personnes de son sexe ; par cet air surtout qui annonce la haute qualité. Il est fâcheux que la faiblesse de sa constitution l’ait empêchée de cultiver tous les talens pour lesquels elle semble