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ORGUEIL

gner, et M. Colins devait les escorter, à la prière de M. Bennet, qui trouva ce moyen de s’en débarrasser et d’être enfin seul dans son cabinet. M. Colins l’y avait suivi aussitôt après le déjeûner et s’y était établi, comme pour lire un des in-folios de la bibliothèque, mais bien plus occupé de la description détaillée qu’il faisait de sa maison et de son jardin d’Hunsford.

M. Bennet perdait patience. « Dans mon cabinet je trouve le repos, avait-il coutume de dire à Élisabeth ; et, habitué à ne voir que folie et vanité dans le reste de la maison, là du moins rien ne me blesse… »

Il fut donc très-pressant dans son invitation à M. Colins d’accompagner ses filles ; et lui, à qui la promenade convenait mieux que la lecture, fut fort aise d’y aller et de fermer son gros livre.

Fades complimens de son côté, réponses polies de la part des demoiselles formèrent toute leur conversation jusqu’à Meryton. Là cessa le peu d’attention