Page:Austen - Orgueil et Prevention 1.djvu/166

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
162
ORGUEIL

de M. Wickham suffisaient pour charmer tout le monde : ce qu’il disait était bien dit, ce qu’il faisait avait de la grâce : Élisabeth s’en retourna, tout occupée de lui ; elle ne pouvait penser durant la route qu’à M. Wickham, et à ce qu’il lui avait dit. Elle n’eut garde d’en parler, car Lydia et M. Colins ne lui en laissèrent pas le temps. Lydia comptait tout haut et sa perte et son gain, non sans y ajouter l’histoire de chaque coup, et le nombre des fiches ; et M. Colins, après le récit des attentions de M. et de Mme Philips, entra dans un détail exact de tous les plats du souper, tantôt demandant à ses cousines mille pardons s’il les gênait, tantôt les assurant qu’il ne pensait plus du tout à ses pertes au whist, et il entamait d’autres discours également intéressans, quand la voiture s’arrêta à Longbourn.