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MILLE ET UN JOURS

quotidiennes, pendant deux années, avec les prisonniers de nationalité anglaise lui avaient permis de se former une opinion différente de celle qu’il avait eue de nous jusque là.

Le train se mit en mouvement, et à une heure et sept minutes après-midi nous étions en Hollande, à la gare-frontière où, de la fenêtre de mon compartiment, je pouvais apercevoir, à l’intérieur de la gare, les petits douaniers de la reine Wilhelmine !

J’étais libre !!!… Quel sentiment que celui de la liberté après une captivité de trois années !… Il semble que chaque feuille, chaque plante, chaque maison nous sourit !!!… À cinq heures de l’après-midi, j’étais à Rotterdam.