Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/594

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LA FÉE AUX RIMES


AUX OUVRIERS POËTES [1]


Air :


Voici la fée ; oui, c’est la fée aux rimes,
Fille du ciel qui vient nous consoler.
Sa voix ajoute aux chants les plus sublimes ;
Mais prenons garde ; elle peut s’envoler :

  1. Je n’ai pu indiquer tous les métiers qui comptent des poëtes et des versificateurs plus ou moins connus, plus ou moins habiles ; mais j’ai omis avec intention les typographes, parce que la plupart ont reçu de l’instruction, et que d’ailleurs leur profession leur rend les études littéraires faciles : les livres les viennent trouver ; il faut que les autres ouvriers les cherchent, et c’est déjà un mérite dont on doit leur tenir compte.