Page:Büchner - La Mort de Danton, trad. Dietrich, 1889.djvu/5

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A

ALBERT REGNARD

Mon cher ami,

Vous avez donné, il y a quelques années, la dernière et meilleure traduction française du manuel classique de la philosophie expérimentale, le traité de Force et Matière de notre illustre ami le professeur Louis Büchner. Je publie à mon tour les œuvres de son frère Georges, et c’est pour moi une réelle satisfaction que de les mettre sous le patronage de voire nom sympathique. Esprits libres tous deux, nous croyons rendre service à notre pays en lui faisant connaître les esprits libres des autres pays. Par un hasard heureux, votre travail et le mien se rejoignent en quelque sorte. La Mort de Danton, en dehors de l’intérêt qu’elle présente par elle-même, permet en effet d’établir la genèse intellectuelle du système philosophique si inexorablement scientifique de Force et Matière. Mais ce n’est pas là, à mes yeux, le seul côté intéressant du livre que je vous offre aujourd’hui, puisque celui-ci me fournit l'occasion de témoigner publiquement des sentiments d'affectueuse amitié qui nous lient l’un a l'autre.


A. D.


Paris, 31 décembre 1888.