Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/150

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pour les petits des animaux. Comment, ô Indra des rois, n’aurait-il pas compassion de toi ?

239. Ô Bharatide, supporte (le fardeau de) la vie, tant pour m’obéir, que parce que l’ordre des choses ne peut changer son cours, et aussi par affection pour les fils de Pândou.

240. Si tu te conduis ainsi, ta renommée s’étendra dans le monde (entier). Ô mon ami, le profit que l’on retire du devoir est très grand, et tu pourras pratiquer longtemps l’ascétisme.

241. Éteins toujours avec l’eau de la sagesse, dont je viens de te rappeler les règles, le chagrin (que te cause la mort) de tes fils, comme (tu éteindrais) un feu allumé (et flambant).

242. Vaiçampâyana dit : Après avoir entendu ce discours de Vyâsa à l’éclat incommensurable, et réfléchi un instant, Dhritarâshtra dit :

243. « Ô le plus grand des brahmanes, je suis assailli par une multitude de chagrins ; mon esprit est constamment en proie à l’égarement, et je ne me reconnais pas moi-même.

244. Mais après t’avoir entendu m’exposer ce qui est ordonné par le destin, je supporterai l’existence et je m’efforcerai d’échapper au désespoir. »

245. Ô Indra des rois, quand il eut entendu ces paroles de Dhritarâshtra, Vyâsa, fils de Satyavatî, disparut de ce lieu.