Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/389

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des centaines d’étrangers, et des dizaines de millions d’autres hommes.

1166. Quelle sera maintenant la situation de ces femmes d’élite, privées de leurs époux, de leurs enfants et de leurs frères ?

1167. Émaciées, tristes, nous accusant par leurs cris, nous, les Pândouides et les Vrishniens, d’être de cruels meurtriers, elles se jetteront à terre.

1168. En ne voyant plus leurs pères, leurs frères, leurs fils, toutes (ces) femmes, renonçant à la vie, iront au séjour d’Yama,

1169. Poussées par leurs tendres sentiments (pour les morts), ô le plus excellent des brahmanes, il n’y a aucun doute à cela. Il est certain, que par une subtilité (d’interprétation) de la loi, nous serons considérés comme les meurtriers de ces femmes.

1170. En sorte que, après avoir tué nos amis et commis un péché inexpiable, nous tomberons dans l’enfer, la tête la première.

1171. Ô très excellent (ascète), nous détruirons nos corps par des austérités rigoureuses, (pour éviter ce malheur). Toi, ô grand oncle, enseigne-nous les pratiques particulières des (divers) genres de vie (ascétique).

1172. Vaiçampâyana dit : Après avoir entendu ces paroles de Youdhishthira, le rishi Dvaipâyana réfléchit attentivement, et parla avec sagesse, (en ces termes), au fils de Pândou.

1173. Vyâsa dit : Ô roi, en te rappelant les devoirs des kshatriyas, ne t’abandonne pas au désespoir. Les kshatriyas (qui ont péri), ont été tués conformément au devoir (même) des kshatriyas, ô taureau de la caste des kshatriyas.