Page:Banville - Petit Traité de poésie française, 1881.djvu/257

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Pantoum, en réclamant toute l’indulgence du lecteur.

la montagne
Pantoum


Sur les bords de ce flot céleste
Mille oiseaux chantent, querelleurs.
Mon enfant, seul bien qui me reste,
Dors sous ces branches d’arbre en fleurs.

Mille oiseaux chantent, querelleurs.
Sur la rivière un cygne glisse.
Dors sous ces branches d’arbre en fleurs,
Ô toi ma joie et mon délice !

Sur la rivière un cygne glisse
Dans les feux du soleil couchant.
Ô toi ma joie et mon délice,
Endors-toi, bercé par mon chant !

Dans les feux du soleil couchant
Le vieux mont est brillant de neige.
Endors-toi bercé par mon chant,
Qu’un dieu bienveillant te protège !

Le vieux mont est brillant de neige,
À ses pieds l’ébénier fleurit.
Qu’un dieu bienveillant te protège !
Ta petite bouche sourit.

À ses pieds l’ébénier fleurit.
De brillants métaux le recouvrent.
Ta petite bouche sourit.
Pareille aux corolles qui s’ouvrent.