Page:Barbara - L’Assassinat du Pont-Rouge, 1859.djvu/86

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sans doute à l’une de ses prochaines nouvelles :

Cette pure colombe s’est laissé fasciner par le regard vainqueur d’un farouche milan avec qui elle plane dans les régions bleues d’un platonisme transcendant.

La complaisance de Rodolphe porta bonheur à l’album, qu’on se passa de main en main, et qui, en moins d’une heure, s’enrichit de toutes sortes d’autographes. M. Durosoir, encore sous l’influence d’une discussion fort vive sur les romans, mit son nom à la suite de cette pensée, ou mieux de cette boutade :

Les romanciers sont des brouillons qui tendent incessamment à déplacer l’axe de toutes choses.

Deux ou trois feuillets plus loin s’épanouissait cette opinion d’un critique à qui Clément avait fait voir l’ébauche sur panneau d’une Résurrection qu’on attribuait à Jouvenet :

On pourrait dire de Jouvenet qu’il peint au courant du pinceau, comme on dit d’un calligraphe qu’il a une belle écriture courante.

Après un autographe musical du pianiste, consistant en un canon à trois voix, qui, lu à rebours, produisait un deuxième morceau parfaitement régulier, le poëte, dont il a été parlé, transcrivit ce sonnet de mémoire :

 
 Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
 Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri,
 A