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XXI

M. LOUIS BOUILHET

Festons et Astragales. I

M. Louis Bouilhet est un des plus tard venus dans la poésie de ces dernières années ; mais, si tard qu’il soit arrivé, il a bien fait de venir, puisqu’il a réussi. Ces derniers temps, mauvais à la poésie, et si mauvais que, pour être poète, il faut la vocation du génie ou le courage du héros, ces derniers temps lui ont été propices, à lui, par une exception aussi rare que douce. Il n’a pas attendu son succès. Il l’a eu tout de suite, dès son premier poëme, dès sa première pièce de théâtre, comme M. Ponsard, auquel il fait penser, cet autre heureux aussi de la poésie contemporaine, et pour les mêmes raisons que M. Ponsard. L’un et l’autre se trouvaient avoir un talent qui n’inventait pas.