Page:Barbey d’Aurevilly - Premier Memorandum, 1900.djvu/35

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Déjeuné. — écrit des lettres, — un abatis ! — répondu à Grunn qui m'a donné des explications sur les faits tronqués par L S. On n'a pas d'idée combien l'étourderie est fille de l'égoïsme. L S, dans ceci, s'est conduit comme un enfant passionné, -en véritable étourdi ! Dit à Grunn que, moi, j'étais pleinement satisfait de ses explications, mais que si lui trouvait les expressions de ma lettre (peu suaves, à la vérité), trop dures, j'étais prêt à lui faire raison comme il sied à un gentilhomme. — j'attends sa réponse, mais qu'il se hâte. Je voudrais partir le plus tôt possible, car je séjournerai à Caen.

Reçu du monde. Aristide F... puis Guérin. Guérin s'en est allé au musée. Resté seul. Pas en train de travailler. Ennui vague, attention distraite, prostration nerveuse. — fait coiffer. — habillé. — mis un temps à cela qu'une femme aurait trouvé long. — la sensation du dimanche est toujours triste pour moi. La vie passée, la vie passée, cette terrible impossibilité de l'oubli, rend ce jour-là amèrement douloureux.

On dirait l'anniversaire de l'abandon. Mais c'est dans l'abandon que l'on connaît sa force, et la force n'est-elle pas quelque chose qui vaut bien encore la peine de vivre ? Sorti enfin. — temps doux et gris. Automnal. — allé chez la Graciosa. -monté jusqu'au boulevard. — n'ai rencontré personne. Pas étonnant, les femmes qui