Page:Bastide - La Petite Maison.djvu/26

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de Mérard de Saint-Just. Bastide procède de Crébillon fils, mais avec plus de tenue et de décence. Il connaît les mystères des boudoirs, mais il ne fait que les laisser deviner, et, s’il en révèle quelques-uns, c’est avec une réserve de bonne compagnie et de bon ton que Crébillon fils n’a pas jugé utile de s’imposer. Si Mérimée avait pu lire la Petite Maison de Bastide, il y eût retrouvé certainement quelques analogies avec sa propre manière et son propre talent. Eugène Sue l’avait lue, — nous n’en doutons pas, — puisqu’il s’en est souvenu vaguement dans une nouvelle physiologique très remarquable qui a dû paraître sous ce titre : L’Histoire d’un appartement. On a lieu d’être surpris que des nombreux ouvrages de Bastide il n’en soit pas un seul qui ait sauvé son nom de l’oubli, quand la plupart de ces ouvrages charmants, entre autres le Tribunal de l’Amour, ou les Causes célèbres de Cythère, se recommandent aux esprits délicats par de rares qualités d’invention, d’observation et