Page:Bastide - La Petite Maison.djvu/38

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comme j’aime qu’on emploie les avantages de la fortune. Ce n’est plus une petite maison : c’est le temple du génie et du goût…

— C’est ainsi que doit être l’asyle de l’amour, lui dit-il tendrement. Sans connoître ce dieu, qui eût fait pour vous d’autres miracles, vous sentez que, pour l’inspirer, il faut du moins paroître inspiré par lui…

— Je le pense comme vous, reprit-elle ; mais pourquoi donc, à ce que j’ai ouï dire, tant de petites maisons décèlent-elles un si mauvais goût ?

— C’est que ceux qui les possèdent désirent sans aimer, répondit-il ; c’est que l’amour n’avoit pas arrêté que vous y viendriez un jour avec eux. »

Mélite écoutoit, et auroit écouté encore si un baiser appuyé sur sa main ne lui eût appris que Trémicour étoit venu là pour se payer de toutes les choses obligeantes qu’il trouveroit occasion de lui dire. Elle se leva