Page:Bastide - La Petite Maison.djvu/49

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« Vous ne le croyez pas, lui dit-il, et c’est ainsi qu’on éprouve qu’il ne faut jurer de rien. Je sçavois bien que tout cela vous charmeroit, mais les femmes veulent toujours douter.

— Oh ! je ne doute plus, reprit-elle ; je confesse que tout cela est divin et m’enchante. »

Il s’approcha d’elle sans affectation.

« Avouez, reprit-il, que voilà une petite maison bien nommée. Si vous m’avez reproché de ne pas sentir l’amour, vous conviendrez du moins que tant de choses capables de l’inspirer doivent faire beaucoup d’honneur à mon imagination ; je suis persuadé même que vous ne concevez plus comment on peut avoir tout à la fois des idées si tendres et un cœur si insensible. N’est-il pas vrai que vous pensez cela ?

— Il pourroit en être quelque chose, répondit-elle en souriant.

— Eh bien ! reprit-il, je vous proteste que