Page:Bastide - La Petite Maison.djvu/51

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— À cette musique, reprit-elle ; j’ai cru la fuir, et de loin elle en est plus touchante. (Quel aveu !)

— C’est l’amour qui vous poursuit, répondit Trémicour ; mais il ne sçait pas à qui il a affaire… Bientôt cette musique ne sera que du bruit.

— Cela est bien certain, reprit-elle ; mais enfin, à présent, elle me dérange… Sortons, je veux voir les jardins… »

Trémicour obéit encore. Sa docilité n’étoit pas un sacrifice. Quel aveu, quelle faveur même vaut pour un amant l’embarras dont il jouissoit ! Il se contenta de lui faire voir, en passant, une autre pièce, commune à l’appartement des bains et à celui d’habitation. C’est un cabinet d’aisances garni d’une cuvette de marbre à soupape revêtue de marqueterie de bois odoriférant, enfermée dans une niche de charmille feinte, ainsi qu’on l’a imité sur toutes les murailles de cette pièce, et qui se réunit en berceau dans