Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/207

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LA PRINCESSE ÉLÉONORE, (de loin.)

La bonne idée, j’en suis ravie !


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Vous viendrez à bout de quelques hésitations dernières.


PHILIPPE, (à Thyra.)

Je vous répète qu’il est inadmissible que votre ironie ou votre orgueil aille jusqu’à m’imposer la présence de ce Monsieur, — à mes côtés.


THYRA.

En serions-nous encore à ces contingences misérables ?… Fi !… je ne vous reconnais plus !


PHILIPPE, (se reprenant et avec un sourire soudain.)

Après tout, ma chère, qu’il soit fait exactement selon vos désirs ! exactement !


LA PRINCESSE ÉLÉONORE.

Je suis ravie de cette heureuse nouvelle. Nous allons devenir, prince, en quelques jours, de grands amis.


PHILIPPE, (s’inclinant.)

Je le souhaite de grand cœur. Je remercie Votre Altesse et lui suis reconnaissant de…


LA PRINCESSE ÉLÉONORE, (l’interrompant.)

Ah ! non, prince. J’ai défendu dans l’intimité tout protocole. J’exige qu’on ne me parle pas à la troisième personne. À partir d’aujourd’hui, souvenez-vous-en. Je vous traite comme des amis.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Eh bien, cela valait-il la peine d’examiner ce rocher confortable ?…


OSTERWOOD.

À part le point de vue là-haut, rien d’intéressant. Et rien ne vaut ce village de tombes.