Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/135

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BLONDEL.

Pourquoi cet étonnement ?


PÉLISSIER.

Ah ! je croyais que c’était vous qui étiez rentré dans votre maison.


BLONDEL.

Non. J’étais de service, mon cher.


PÉLISSIER.

Je prenais dans l’obscurité mon pardessus que j’avais déposé chez vous, avec le vestiaire de Madame Duruy, quand on vint juste éteindre votre rez-de-chaussée. Alors je me suis trouvé stupidement dans l’obscurité !… À tâtons, je me suis mis à chercher, autour de votre billard sur lequel j’avais jeté le pardessus, et…


BLONDEL, (regardant le pavillon.)

Ah ! oui ! tiens, au fait, c’est éteint ! Pourquoi ?… C’est absurde. Je vous demande bien pardon.


PÉLISSIER.

On a poussé la porte pendant que j’étais là. C’était un couple. Je croyais que c’était vous qui accompagniez Madame Blondel.


BLONDEL.

Du tout. Ma femme était seule… Ce ne peut être elle que vous avez aperçue.


PÉLISSIER.

Alors, vous avez des invités chez vous…


BLONDEL.

C’est d’ailleurs imprudent de laisser ainsi toutes les portes ouvertes. Je recommande toujours à ma femme de fermer au moins la porte qui donne derrière ce massif d’arbres.