Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/143

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BLONDEL.

Blondel.


BOUGUET.

Que me veux-tu ?


BLONDEL.

Tu es monté dans ton bureau ? Tu en arrives, n’est-ce pas ?


BOUGUET.

Oui, pourquoi ?


BLONDEL.

Tu avais laissé ton secrétaire ouvert, paraît-il ?


BOUGUET.

Oui…


BLONDEL.

C’est ce que me disait ta femme… Tu as raison… on pourrait te voler.


BOUGUET.

Il y a mon manuscrit…


BLONDEL.

Tu n’as rien de plus précieux, toi !… (Terrible.) Écoute… (Madame Bouguet a un gémissement.) Non, d’abord, regarde ta femme.


BOUGUET.

Qu’a-t-elle ?

(Blondel saisit la lampe du jardin qui était à droite, près du perron, sur une table. Il vient à Madame Bouguet, la lampe à la main, et lui éclaire le visage. On distingue le ravage du tourment, sur ses traits, sans toutefois que la noblesse en ait disparu.)

BLONDEL.

Regarde dans quel état elle est… Et toi !…

(Il place la lampe brusquement sous le visage de Bouguet. À ce moment, Hervé arrive du fond, poussant un groom devant lui.)