Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/205

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BARNAC.

Je ne le pense pas, mais notre entretien ne sera pas long. J’en ai pour quelques secondes à me priver de toi.


MARTHE.

Mes enfants… retournez à la maison. (À la gouvernante.) Qu’il étudie bien son piano… et couchez-les de bonne heure. (À Miss.) Venez, Miss, dans ma chambre. Vous me ferez une friction avec la nouvelle eau de Cologne. Prenez le paquet…


MISS, (sortant la première en emportant les boîtes.)

Je vais la déballer.


BARNAC, (aux enfants.)

Au revoir, mes amours. C’est gentil tout plein d’être passé me voir… Il faudra renouveler cette visite, et régulièrement. Toutes les semaines.

(Marthe s’est placée derrière la porte entre-bâillée de la chambre pour dire bonjour à Genius et à Legardier qui entrent.)


Scène VI


Les Mêmes, GENIUS, LEGARDIER


GENIUS.

Les voilà, les joies de la famille !


BARNAC.

Parfaitement ! Et, la prochaine fois, vous me trouverez à quatre pattes en train de jouer au cheval de bois avec eux. (À Jacques.) Au revoir, général ! Et, à la porte, le salut militaire ?

(Le petit s’exécute. Sortie des enfants.)

MARTHE.

Je n’étais pas présentable, vous m’excusez ?…