Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/247

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CARLOS, (prenant l’objet.)

Et quelle grâce pour vous débarrasser d’un importun… ou d’un raseur !

(Il le fourre dans la poche de son gilet.)

MARTHE.

Non pas !… Seulement chacun chante les chansons qu’il connaît. Vous, vous chantez très bien la vôtre… oh ! très bien !… je vous ai répondu avec la mienne… (Sonnerie.) Ah ! cette fois, je crois qu’on a sonné réellement (Vive, elle ramène la conversation à son but.) On peut encore couper beaucoup dans le premier acte, à mon avis… énormément… Barnac rentre à sept heures ; revenez ce soir, il sera là… Vous corrigerez tous les deux… car ma compétence, à moi…


CARLOS, (interroge avec un peu de crainte.)

Dois-je revenir ?…


MARTHE, (souriant gentiment.)

Mais oui, mais oui, Carlos… Oublions ces petites gaffes de l’amitié… Aucune importance, aucune ! Et occupons-nous de choses sérieuses.


LE DOMESTIQUE, (entrant.)

Monsieur le comte de Jalligny-Nemours.


MARTHE.

Faites entrer.

(Le domestique sort.)

CARLOS.

Puisque vous m’y invitez… à neuf heures, entendu. Je fuis d’ailleurs chaque fois que je rencontre ce grand seigneur panné qui trafique chez