Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/253

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cet intérieur… La pièce me paraît très au point maintenant…

(Il regarde en connaisseur attentif.)

MARTHE.

N’est-ce pas ? Il manque encore quelques petites touches, par-ci, par-là…


JALLIGNY.

Mais vraiment, cette chambre omelette trop cuite !… Oh ! il y a là un certain paravent en cristal taillé qui est bien un des événements les plus affreux de ces dernières années.


MARTHE.

Le petit Jésus l’a emporté…


JALLIGNY.

Je vous en remercie… On peut regarder ?


MARTHE.

Si vous voulez…

(Ils se lèvent. Elle va ouvrir la porte de la chambre.)

JALLIGNY, (sur le seuil, évaluant.)

La pièce est d’une belle proportion !… (Négligemment.) Avec cent cinquante mille francs, pas plus, on pourrait faire quelque chose de très bien… Vous devriez vous mettre à ça dans vos moments perdus.


MARTHE, (revient s’asseoir.)

Il faut avoir le temps, mon cher !


JALLIGNY.

Êtes-vous donc si prise ?… Ce mobilier de chambre ne s’harmonise pas avec une beauté dont