Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/219

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RICHARD.

Mon cigare n’a plus qu’un centimètre et demi, regarde.


IRÈNE.

Dis donc, hein ? Crois-tu !


RICHARD.

Quoi ? la Brécourt ?


IRÈNE.

Cette vieille calamité qui ne peut pas supporter la fumée de tabac, à son âge ! Elle a pourtant eu un siècle pour s’y habituer. Je la retiens !


RICHARD.

Non, lâche-la.


IRÈNE.

Ce n’est pas l’envie qui m’en manque. Si tu crois cette petite corvée folichonne !… La Brécourt, la marquise, et sa future belle mère… le wagon des dames seules !


RICHARD.

Reste dans celui des fumeurs.


LIGNIÈRES.

Oh oui ! madame, faites ça !


IRÈNE.

II ne faudrait pas m’en défier ! De quoi parlez-vous dans votre compartiment ? Nous, on parle mariage… c’est à mourir… J’ai beau essayer d’amener la conversation de ta fiancée sur le divorce, ça a l’air de lui paraître trop prématuré.