Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/313

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conseille pas de rester sur des malentendus, — je vais lui tenir compagnie, à Georget… J’ai des choses à lui dire… et l’on bavardera avec ce bon petit jeune homme.


IRÈNE, (inquiète, regarde son fils. D’un air indifférent à son mari.)

Mais je croyais que vous n’aviez jamais de conversation sérieuse ensemble.


RYSBERGUE.

On change… Nous manquions de sujets… (Il va à son fusil comme pour le remettre en bandoulière.) Allons.

(Il se dirige vers la porte.)

IRÈNE, (se levant en sursaut.)

Je t’accompagne.


RYSBERGUE.

Tu avais décidé de ne pas sortir.


IRÈNE.

J’aime autant t’accompagner. Nous n’avons, je t’assure, Richard et moi, plus rien à nous dire.


RYSBERGUE.

Tu vois, Richard, comme tu rends ta mère nerveuse… et craintive de tout.


IRÈNE.

Craintive, pourquoi ?