Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/200

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MADAME LAUB.

Mon mari ne se fend jamais.


POLICHE, (à Laub.)

Attrapé !


LAUB, (enjambant.)

Une… deux…


POLICHE, (à voix basse, d’un ton grave et confidentiel, au garçon.)

Dites-moi, j’aime mieux vous dire la vérité… Le monsieur que voilà est le neveu du duc d’Orléans… Chut ! Il s’agit d’un duel politique… de la plus haute gravité… Il faut à tout prix que ce duel ait lieu ici même… Nous avons choisi votre hôtel et fait semblant d’être en panne pour y pénétrer… Le neveu du duc d’Orléans est exilé ; il revient pour ce duel sur la terre française incognito. (Montrant Boudier.) Celui-là, c’est le médecin.

(Le garçon, qui l’a regardé avec hauteur, hausse les épaules et s’en va.)

LAUB, (riant.)

C’est un four, mon ami.


POLICHE.

Un four sinistre. Le garçon en a conçu pour moi le plus profond mépris.



Scène IV


Les Mêmes, SAINT-VAST


ROSINE.

Ah ! le centaure !