Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/300

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caches des choses… que tu pleures dans les coins… Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?


BOUDIER, (protestant.)

Mais vous faites erreur, madame, je…


POLICHE, (se tapant sur les cuisses et glapissant.)

Il y a coupé ! Il y a coupé ! L’imbécile ! le crétin ! Elle est bien bonne !… Ils sont d’un tonneau, à Lyon !… C’est à se rouler !… J’y ai collé une blague, à cet imbécile, pour qu’il la répète à mes parents et qu’il leur mette la larme à l’œil… et il a marché comme une huître ! Non, mais crois-tu ? Je me roule ! je me roule !


BOUDIER, (essayant de rire.)

Oui, oui… c’est ça… elle est bien bonne… très drôle !


POLICHE, (lui flanquant un coup de pied.)

Veux-tu ficher le camp, animal !


BOUDIER.

Je ne demande pas mieux, je t’assure.


POLICHE.

Alors, au revoir… gobeur ! Je t’enverrai un orgue de Barbarie pour raconter mon histoire à tante Anastasie, pour que ça lui fasse de l’effet !


BOUDIER, (filant avec rapidité.)

Adieu, Didier.


POLICHE.

C’est ça, décanille, jobard !