Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/95

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GRÉVILLE.

Le public s’est entiché de tant de fadeur… Vendeur de peaux, coupeur de poils, marchand d’abats !


GARZIN.

Que vous êtes méchant pour lui !


ROLSINI.

Vous avez toujours une tendresse pour votre ancien élève… patron.


GARZIN.

Je l’avoue… Il est en pleine crise… elle passera.


ROLSINI.

La crise du sucre n’est jamais une crise passagère.

(Lolette passe et monte l’escalier avec Mesdames Moulzi et Garzin.)

LOLETTE, (aux femmes.)

Maintenant, vous, les dames, venez voir nos chambres. (Arrêtant Gréville.) Les dames seulement.


GRÉVILLE.

Elle est laquée blanc, votre chambre ?


LOLETTE, (de l’escalier.)

Non… celle de Pierre. C’est la plus belle. Moi, vous savez, je n’aime pas beaucoup avoir une chambre à moi.


GRÉVILLE, (à mi-voix.)

Une vieille habitude… Elle est mieux dans celle des autres.

(Bernier est monté avec le groupe. Restent seuls Rolsini, Gréville et Garzin.)