Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/130

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D’ailleurs, Madame Bouguet aime passionnément la lumière. Figurez-vous qu’il n’y a pas de rideaux à ses fenêtres et elle se coiffe résolument en arrière.

(Madame Bouguet descend de l’orangerie.)

MADAME BOUGUET.

Vous parliez de moi ? Vous vous moquiez de ma coiffure ?


HERNERT.

Au contraire. Nous admirions votre front que le sculpteur a fait très ressemblant. Nous disions : un front qui absorbe toute la lumière.


MADAME BOUGUET.

On m’a assuré que Victor Hugo avait l’habitude, quand il voyait le front d’une femme embroussaillé, de lui rejeter tous les cheveux en arrière. Il avait raison : le front, c’est le visage de l’intelligence… Je ne dis pas ça pour moi !


UN ÉLÈVE, (du perron de l’orangerie.)

Mesdames, Messieurs, Mademoiselle Mériel, de la Comédie-Française, veut, avant que nous nous séparions, vous dire un sonnet qu’un des nôtres, un jeune élève de l’Institut Claude-Bernard, a écrit en l’honneur de notre maître. Mademoiselle Mériel le dira, appuyée au socle de la vieille statue de Pomone, ici à droite…


PÉLISSIER.

Excellente idée. Il faisait si chaud à l’intérieur.


CORMEAUX.

Et ce sera beaucoup plus décoratif. Elle est si décorative !


MARCELLE, (s’empressant et désignant le fond du jardin.)

Si vous voulez tourner… à droite… c’est la