Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/367

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JULIEN.

Vous ne le verrez pas… C’est moi qu’il trouvera en face de lui. Ma décision est prise.

(Il sonne.)

FRÉDÉRIQUE.

Oue faites-vous à votre tour ?…


JULIEN.

Vous le verrez bien.


FRÉDÉRIQUE, (balbutiant des supplications.)

Julien… soyez raisonnable… il est indispensable que je parte ou que je sois là pour me trouver en présence de mon mari dès qu’il arrivera… Il faut que je me défende de toute mon énergie…


JULIEN.

Silence !

(Le valet de chambre entre. Ils se taisent.)

JULIEN.

Monsieur Ulric va sonner d’une minute à l’autre. Tenez-vous à l’avance dans l’antichambre… Sans perdre une minute vous le ferez entrer directement au salon. (Il réfléchit.) Laissez la porte d’entrée ouverte, de façon que Monsieur Ulric n’ait même pas à sonner. J’y tiens. Vous viendrez me prévenir immédiatement une fois que vous l’aurez introduit dans le salon…


FRÉDÉRIQUE, (quand le domestique est sorti.)

Julien !… Qu’est-ce que vous projetez ?… Que prétendez-vous faire ?