Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/95

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BOUGUET.

Je suis confus de cet honneur.


MADAME BOUGUET, (radieuse.)

Et moi très fière pour toi, Laurent.

(Elle lui serre la main.)

BOUGUET.

Ce qui me paraît inappréciable, c’est que l’événement précède la séance de lundi. Ma communication à l’Institut apparaîtra une réponse sérieuse à l’honneur qu’on me fait.


BLONDEL, (se précipitant sur la main de Madame Bouguet.)

Ma chère et bonne camarade…


MADAME BOUGUET.

Mais je suis heureuse d’un autre bonheur aussi… qui vient s’ajouter en même temps à celui-ci… C’est donc vrai que vous aimiez cette enfant !

(Elle sourit, attendrie maintenant, et ne pensant plus qu’à la joie.)

BOUGUET.

Jeanne ! Jeanne ! il ne faut pas précipiter le bonheur des autres. Parlons de nous. Soyons égoïstes aujourd’hui… Nous le pouvons.


MADAME BOUGUET.

Je ne suis jamais égoïste. Blondel, ne trouvez-vous pas comme moi cette journée merveilleuse ? Et comme il est bien que ces choses mutuelles se soient précipitées, confondues !…


BLONDEL.

Mais je crois rêver, en vérité… Edwige vous a bien dit franchement qu’elle souhaitait ce…


MADAME BOUGUET, (se tournant vers le corridor.)

La voici, tenez, avec les autres qui arrive pour