Page:Baude, Fragments d'histoire ou Hier et aujourd'hui à la faveur d'une promenade dans les rues et aux environs de Fort-de-France, Imprimerie officielle Fort-de-France, 1940.djvu/70

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C’est dans cette rue que se sont trouvés provisoirement et jusqu’au 22 juin 1890, la Bibliothèque Schœlcher (angle Sud des rues Schœlcher et Victor Hugo - maison Bourgoin) la Mairie et l’École des filles.

La maison à l’angle sud des rues Victor Hugo et de la République (magasin Berté actuel) avait, avant l’incendie du 22 juin 1890, dans le mur d’angle et à l’extérieur, une statuette de la Sainte-Vierge, comme cela se voit encore dans certaines villes de province.

Le Collège Saint-Louis, dirigé par M. A. Vailhé, a occupé le n°88 en 1840 et le n°95 en 1861.


RUE GARNIER-PAGÈS


Naguère rue Saint-Laurent, peut-être en souvenir de Saint-Laurent, Gouverneur de Saint-Christophe qui fut chargé, en 1683, de l’intérim du Gouvernement de la Martinique pendant l’absence de Blénac ou plus vraisemblablement en l’honneur du saint du même nom, ainsi qu’il avait été fait pour les rues Saint-François, Sainte-Catherine, etc.

Au n° 23, le siège de la Société de Secours Mutuel « La Solidarité ».

L’hospice civil dont les travaux de construction avaient été adjugés en 1840 s’est trouvé à l’extrémité de cette rue jusqu’au 22 juin 1890, jour où il a été entièrement détruit par l’incendie. Il occupait le carré formé par cette rue, le boulevard Allègre, les rues Ernest Deproge et François Arago.

Par un décret du 12 décembre 1855[1], il a été fait à la ville de Fort-de-France, pour être affecté à son administration hospitalière, abandon gratuit et définitif en toute propriété de l’immeuble qui appartenait à l’État et où se trouvaient alors l’Hospice et l’Ouvroir.

  1. B. O. Martinique, 1856, page 87.