Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal 1857.djvu/241

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


XCVI

LE VIN DU SOLITAIRE



Le regard singulier d’une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc
Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant,
Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante,

Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur,
Un baiser libertin de la maigre Adeline,
Les sons d’une musique énervante et câline,
Semblable au cri lointain de l’humaine douleur,