Page:Bayon - Er Hemener.djvu/10

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Nul doute, c’est la peur du tonnerre qui l’a tué ! Le meunier et les enfants font son éloge funèbre. De père en fils, tout le village était habillé chez lui : il « taillait si bien à l’ancienne mode » ! Pour ensevelir le défunt, il faut appeler le tailleur du voisinage, dont on médisait si fort tout à l’heure. Alors, coup de théâtre. Notre Kémener, plutôt que de se laisser ensevelir par son rival, se décide à ressusciter. Or il apprend, juste à point, en revenant à la vie, que le mariage nêgocié par ce rival n’aura pas lieu : double chance !

Le spectacle se termine en une danse folle que le tailleur mène avec une maëstria irrésistible, pour célébrer l’échec de son confrère malheureux.

Voila ! Et il se trouve que cette saynette, faite de rien, amène un joyeux sourire aux plus revêches, et verse à flots la gaieté dans l’âme des auditeurs populaires…

L. Corven.

Extrait d’un article publié dans l’Ouest-Éclair.


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