Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/287

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Place, Becon et le Loroux-Beconcais, renforçant ainsi les royalistes que venaient de réunir le comte de Dieusie et le chevalier de Turpin. Vers les premiers jours de juillet, ils se portèrent avec le chevalier de Mesnard dans la direction d’Angers et de Segré. La ville d’Angers eut alors à se défendre contre leurs entreprises. Les troupes républicaines se mirent de leur côté en mouvement sous les ordres du général Leblée ; plusieurs rencontres et plusieurs combats s’ensuivirent ; les royalistes restèrent maîtres des campagnes ; les républicains des villes et des postes retranchés ou fortifiés.

Cependant le 21 juillet, à sept heures du matin, le chevalier de Turpin et le comte de Dieusie, après avoir investi la ville de Segré, à la tête de deux mille royalistes, sommèrent la garnison de se rendre. Deux heures avaient été accordées pour se décider ; les conditions n’étant point acceptées, on attaqua de vive force la ville, défendue seulement par cent cinquante soldats. Cette faible garnison, quoi-