Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/349

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former aux instructions qu’il avait reçues, il crut devoir employer les moyens de médiation. Il se rappela les services que madame de Turpin avait rendus aux provinces de l’Ouest, dans les deux pacifications précédentes ; il lui écrivit, l’invitant à venir à Angers, et à faire aux chefs de son parti des propositions telles qu’ils auraient tout intérêt à les accepter, et pour eux et pour leur pays. Dans ce cas il n’y aurait plus de sang répandu, et l’on commencerait par une suspension d’armes.

Madame de Turpin était alors malade ; et presqu’en même temps elle reçut une lettre du comte de Châtillon annonçant quelques succès dus au courage des royalistes, mais exprimant d’un autre côté les plaintes les plus justes sur la pénurie des secours répartis aux royalistes, et sur les avantages qu’en retirait l’ennemi, dont les forces devenaient tous les jours plus imposantes. Il fallait ou accepter la trève, ou renouveler toutes les horreurs d’une guerre sans espérance.