Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/364

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N° 5. Réponse du général Baillot à madame de Turpin, qui explique que l’ordre donné aux chefs de chouans de rentrer en ville, ne regarde pas ses neveux, mais son beau-frère.
Armée des côtes de l’Océan. Document imprimé de la subdivision de Maine-et-Loire.jpeg
Du quartier-général à Angers, le 13 fructidor,
4e année républicaine.
LE GÉNÉRAL DE BRIGADE BAILLOT,
À la citoyenne Turpin.

J’ai reçu, madame, votre lettre, où je vois vos craintes mal fondées. Vous ne me rendez pas justice. Le citoyen Turpin, que je désire voir, est votre beau-frère, à qui je vous prie de faire passer ma lettre, afin qu’il connaisse l’ordre que j’ai reçu, et l’invite en conséquence à se rendre à Angers pour y rester. Les officiers-généraux voudront bien, au reçu du présent, faire rentrer dans les villes et vivre sous la surveillance des autorités militaires et civiles tous les chefs chouans d’un ordre supérieur, tels que les chefs de divisions, etc…

L’arrestation de M. de Scépeaux, à Nantes, n’a rien de commun avec cet ordre ; je pense même qu’il est sorti.