Page:Beaumarchais - Œuvres complètes, Laplace, 1876.djvu/680

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


i, imême vous rien étiez pas ; et cette preuve,

; i voh i : Lorsque Chabotme dénonça, avec autant 

de justice que de justesse, comme ayant, disait-il, c nquante mille fusils dans mes caves, vous vous rappelez bien que Lacroix répondit : Nous savons ce qui sont a s armt s ; on nous en a communiqué h t) aiti dans h temps ; il y a trois mois qu’elles sont livrées au gi uvei m ment. Et ce fut ce qui me sauva du pillage et ilu massacre !

Tmii fut donc défén alors à et comitt militairt ! Ce comité fut donc aussi complice et delà connivence du ministre Gravesei de moi ? Et cependant ions l’oubliez en dictant mon accusation ! cela n’est i conséquent, ni exact, ni juste : donc un autre a fait le décret ! Vous êtes plus fort que cela dans tout ce que j’ai vu de vous, ou vous avez, Lecointre, dt ? ux poids, deux mesures.

LE DÉCRET (art. 3).

Pierre-Auguste Lajard et Scipion Chambonas sont et demeurent, avec Beaumarchais, solidairement ri SpOtlSableS, ET PAR CORPS, (fes DILAPIDATIONS résultantes desdits traités, et ils seront tenus di répondrt sur ces articles, etc.

l’accusé.

J’ai déjà répondu pour eux, moi qu’on nomme partout l’avocat des absents ! et je souhaite que vos ministres se tirent de la connivence, de la fraude Constantinienne, aussi bien que MM. de Graves, Lajfiid et Chambonas se sont disculpés de la mienne : je l’apprendrai avec plaisir.

Or, sur ce point de dilapidations commises que vous établissez, Lecointre, avec tant de sévérité, et sur lequel vous nous rendez solidairement responsables, et par corps, les deux ministres et moi ne demandons point de quartier ; mais vous daignerez nous apprendre quelles sont ces dilapidations Car, puisque vous les attestez à I < Corn < ntion nationah. vous devez au moins les connaître, el vous j êtes i lamnc.

I" Mais je vous ai prouvé que je n’ai jamais rien touché du département de la guerre, que cinq cent milli francs d’assignats, en avril, qui perdaient quarante-deux pour cent, réduits en florins de Hollande, seule monnaie dont je pusse me servir, i i qui ne rendirent pas deux cent quatre-vingt-dix mille livres ; pour la valeur desquels j’ai déposé, , ,. ;, , , , „, suis exproprié de sept cent quarante-cinq mill, in res de contrats du gouvernement, et garantis, pur vous, de la nation à la nation, dontvous , — encort à moi les deux cent quarante-cinq mille livres excédant les cinq cent milli livres reçues. Jusqu’à présenl je ne vois pas que vous soyez dilapidé, ayant plus de dix mille louis à moi, sur lesquels je n’ai rien à vous. Ce n’est donc point sur < i lait-là que vous m’avez t’ait décréter comme nu i // dilapidât ! ur ?

î" Je vous ai bien prouvé, par me* trois derh res époques, que de toutes les clauses qui lia nui envers moi le département de la guerre dans l’acte du 18 juillet…, aucune n’a été exécutée. Quelle dilapidation pourrait s’en être suivie de la part de qui n’a rien reçu ? Ce n’est donc point encore, mon dénonciateur, sur ce fait que vous m’accusez ? ° Dans ce traité, pour m’engager à souffrir qu’on ne me payât qu’à la fin di la guern vraie proposition léonine des fusils que j’avais bien payés comptant, que j’allais livrer à l’instant à M.’/■ Mauldt. qu’on avait choisi pour en faire la réception, l’on s’engage de me payer cent mille florins à compte de la dette. On me tourmente, je résiste. Vanchel insiste. les minisires me pressentie me rends ; on m’accable de compliments !… On n’a pas pave un florin ! Qui de vous ou de moi, je vous prie, est dilapidé dans ce traitement de corsaire ? Ce n’est doue pas non plus ce fait-là qui me n nd coupable ? Peut-être enfin le trouverons-nous !


i° Pour obtenir de moi que je renonce au dépôt, arrêté par les comités mes complices, de la somme entière des armes, quidi eaii i tri fait sur leur avis chez mon notaire, on m’offre dans ce même traité deux cent milli florins comptant, au lieu di cent. On me presse, on me trouble, on me prend >ur le temps ; on l’exécute malgré moi, en faisant recommence ) l’art !… On ne m’a rien pave des deux cent mille florins. La dilapidation tombe-t-elle sur vous ou sur moi, qui perdis mes sûretés sans aucun dédommagement ? Que dites-vous, ô citoyen Lecointre ? Ce n’est donc pas ei v de ce fail là que vous parlez dans votre attaque ? Cependant je suis décrété ! Avançons dans la caverne où je porte le flambeau.

° Cet acte assure que l’on va me compter quatre mois échusd’un intérêt commercial que’l’on substitue, malgré moi, h mon payement qui./• demandt .’On me fail un fort grand mérite de vaincre ii i mes répugnance— ;. Je me lai—e aller, je consens Jamais ox n’en a rien payé, quoique vous avez attesté dans votre dénonciation que j’ai reçu soixante-cinq mille livres pour l’objet de ces intérêts ! Je cherche en vain la dilapidation dmit "ii-nous rendez responsables par coups, et pour laquelle, dites-vous, je dois être ri l’instant mis en état d’accusation. Je vois au contrain que c’est moi qui suis trompé, berné, dilapidé, n’ayant rien reçu de personne. Peut-être entendez-vous parler d’un autre fait dans le décret ? Nous allons les parcourir tous.

ti° Cet acte me promet le remboursemenl de mes frais depuis l’instant où la nation se reconnaît propriétaire… • ! n.mais je n’en ai eu un sou ! Sur cet objet, comme sur tous les autres, la dilapidation ,.■ mim e, et pourtant jt suis di cri’i peur avoir dilapidi ! Mais sans doute à la fin quelqu’un nous apprendra sur quelle dilapidation on a fait porterie décret dont je demande le rapport !