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Beauregard - Le secret de l'orpheline, 1928 p5.png

PREMIÈRE PARTIE

I


Georgine interrogea, d’un rapide coup d’œil, le mignon chronomètre qu’elle portait au poignet.

— Mon Dieu, murmura-t-elle, il ne faut pas que je m’attarde davantage car toute l’affaire sera à reprendre.

Aussi bien était-elle prête, archi-prête. Pas un détail qui lui eût échappé. Une dernière longue contemplation de la glace qui la reflète toute et, enfonçant avec précaution son chapeau sur les ondulations Marcel de sa belle chevelure, Georgine déclare, cette fois :

— Le sort en est jeté, M. le Photographe. À nous deux ! car je m’en vais, de ce pas, vous trouver.

Bientôt, le pas discret et lent de la jeune fille se fait entendre, dans l’escalier.

— Bonjour, Mme Verdon !

— Bonjour, Mlle Favreau. Vous ne partez pas pour la campagne.

— Mais non. Vous n’y pensez pas, Mme Verdon. Je ne partirais pas sans avoir embrassé tout le monde… surtout Émile.

Cette gaminerie lancée, Georgine ne sait plus trop si elle a eu tort ou raison de la