Page:Belzoni - Voyages en Égypte et en Nubie, 1821, tome 2.djvu/89

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haut de la porte qui conduisait dans la dernière salle, et le jeune Arabe trouva dans l’excavation qu’il avait faite un fragment d’une tablette chargée d’hiéroglyphes et d’autres figures[1]; elle est en pierre rougeâtre d’une sorte de poudding ou de brèche qui n’a pu venir des rochers des environs. Nous l’emportâmes comme souvenir de la découverte que nous venions de faire ; jusqu’à présent aucun savant n’avait encore eu connaissance de l’existence d’un temple égyptien sur la côte de la mer Rouge.

La plaine qui entoure la ville est très-vaste ; la chaîne de montagnes qui s’arrondit en croissant autour de la campagne, s’éloigne, du côté de l’ouest, d’environ cinq milles de la cité ; au nord, d’environ douze milles, et au sud de quinze. Elle paraît susceptible de culture autant qu’un sol sablonneux peut l’être ; la partie qui avoisine la côte étant toujours humide à cause des vapeurs, quelquefois très-fortes, de la mer, pourrait être convertie en bons pâturages pour les chameaux, brebis et autres animaux. Le haut de la plaine n’est pas aussi humide, et pourrait convenir aux végétaux qui se plaisent dans un terrain sec. J’ignore si le sol se prêterait à la culture des grains ; le sable n’y est mêlé que d’un

  1. Voyez l’Atlas, planche 16.