Preſſe, & force à ſe rendre
Cette ville en état de ne ſe plus deffendre,
Si ſon peuple affoibly veut faire le mutin,
Signale de ſon ſang ton glorieux butin,
Raze les beaux Palais de ces riches Monarques
Qui ſont de leur grandeur les plus ſuperbes marques,
Que cette nation reſſente mon courroux,
Le vainqueur ſoit cruel, ſi le vaincu n’eſt doux,
Que rien de mes ſoldats n’échape la furie,
Et qu’on cherche la place où fut Alexandrie.
Scène II.
erfide, cœur ingrat, par ce dernier effort
Enfin ta trahiſon a conſpiré ma mort,
Enfin mon déſeſpoir contente ton envie,
Antoine est ruiné, ta haine est aſſouvie,
Tu cheris l’infortune où mes jours ſont réduits,
Et tu m’as voulu voir malheureux, je le ſuis,
Le ſort ne me voit plus que d’un œil de colere,