Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/33

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Oui, je connais, moi aussi, ces sortes de crises. J’ai suivi autrefois des cours de psychologie. Vous allez vous ressaisir bientôt, je l’espère. Mais il faut que vous évitiez soigneusement toute agitation !

— Dites-moi bien vile qui je suis ! balbutia l’homme.

— Eh ! bien, écoutez ! Vous êtes monsignor Magterman, secrétaire particulier du cardinal archevêque de Londres. Vous revenez maintenant de Hyde-Park, dans votre propre voiture…

— Et qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que faisait cette foule ?

Toujours encore les yeux étaient fixés sur lui, pénétrants et impérieux.

— Vous avez présidé le sermon habituel du samedi à Hyde-Park, au profit des Missions Orientales. Vous souvenez-vous à présent ? Non ! N’importe, la mémoire vous reviendra bientôt. C’était le P. Antoine qui prêchait. Vous avez dû observer qu’il était un peu nerveux, n’est-ce pas ? C’était son premier sermon à Hyde-Park.

— J’ai bien vu qu’il était moine franciscain ! murmura l’autre.

— Oh ! ainsi, vous avez reconnu son habit ? Eh bien, vous voyez, votre mémoire n’est pas entièrement abolie. Et, dites-moi, quelle est la réponse à Dominus vobiscum ?

Et cum spiritu tuo.

Le prêtre sourit, et la pression de sa main sur le bras de l’autre homme se relâcha.