Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/69

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— Je croyais que vous disiez qu’il n’y avait plus de protestants ?

Le P. Jervis se mit à rire.

— Mais, monsignor, est-ce que sérieusement vous ne savez rien de tout cela ? Est-ce que vraiment vous désirez que je continue à vous renseigner sur des choses que vous ne pouvez manquer de connaître aussi bien que moi ?

— Pour l’amour du ciel, mon père, continuez ! Si vous saviez comme tout cela me paraît incroyable…

— Eh ! bien, oui, naturellement, il reste encore quelques protestants. Ils possèdent quatre ou cinq églises à Londres, et je crois bien qu’ils ont même une espèce d’évêque. Mais personne ne fait plus attention à eux.

— Et tout le reste du pays est catholique ?

— Mais oui, depuis le roi jusqu’aux plus bas degrés de la société. Les derniers restes des biens ecclésiastiques ne nous ont été rendus que l’année passée. Voilà pourquoi les moines ne sont pas encore revenus à Westminster !

— Et dans les autres pays ?

— Commençons par Rome ! La maison de Savoie l’a rendue au Saint-Siège, il y a environ vingt-cinq ans ; et le Saint-Père…

— Comment s’appelle-l-il ?

— Grégoire XIX, c’est un Français. Eh ! bien, le Saint-Père est maintenant redevenu le souverain temporel de sa métropole ; mais c’est une com-