Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/84

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pour faire disparaître les symptômes douloureux.

— Et ainsi, murmura monsignor, ainsi l’on a pour principe aujourd’hui, dans le traitement des maladies corporelles… ?

— Mais il ne reste plus de maladies corporelles ! interrompit le médecin. Naturellement, il y a des accidents et des symptômes externes : mais tout le reste a entièrement disparu. Presque toutes les maladies de naguère étaient causées par le sang ; et l’on est parvenu maintenant, en agissant sur la circulation, à immuniser tout à fait les tissus. Sans compter que les découvertes récentes sur l’innervation…

— De sorte qu’il n’y aurait plus de maladies ?

— Hélas ! monsignor ! reprit le cardinal, avec une patience toute paternelle, il y en a encore des centaines, et qui ne sont que trop réelles, à coup sûr : mais presque toutes ces maladies sont mentales, ou encore psychiques, comme disent les savants. Et nous avons des spécialistes pour chacune d’elles. Les mauvaises habitudes de pensée, par exemple, aboutissent toujours à produire certaines affections de l’esprit ; et il existe des hôpitaux pour ce genre d’affections, comme aussi des maisons d’isolement.

— Pardonnez-moi, Emmenée, intervint le médecin, mais je crois qu’il ne serait pas bon de trop entretenir monsignor de ce sujet-là ! Pourrais-je lui poser une ou deux questions ?

Puis, sur la réponse affirmative du cardinal, le