Page:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1, 1911, 3e mille.djvu/335

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Il n’en avait pas moins fait installer dans sa chambre à coucher une superbe bibliothèque en chêne sculpté qui en occupait les quatre murs et y croisait le miroitement de ses vitrages. Je fus utilisé à plusieurs reprises au soin d’y classer les livres sur les rayons dans un ordre normal et littéraire. Mais je ne tardai pas à me rendre compte de la stérilité de mon zèle. Dans une case dûment organisée le soir, je trouvais, le lendemain matin, une portée de chats nouvelle, et devant les menaces hérissées de la mère et nourrice, je n’avais plus qu’à battre prudemment en retraite.

Si Théophile Gautier n’aimait les livres que pour les lire, ou les avoir lus, c’est qu’il boudait toujours la Littérature de l’avoir « dévoyé » et pris à la peinture, mais il n’en allait pas de même pour ses chers tableaux.