Page:Berlioz - Les Grotesques de la musique, 1859.djvu/241

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ma vie en -- tiè -- re, Et c’est moi oui c’est
moi qui te livre au bou -- reau_!
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Ces deux exemples grimaçants, dans lesquels une musique nouvelle et spéciale, substituée à la noble inspiration de Rouget de l’Isle et de M. Halévy, se trouve accolée à des vers pleins d’enthousiasme et de tendresse, forment le pendant de l’hymne de Marcello, que j’ai cité en commençant ce livre. Dans ce morceau trop célèbre, une mélodie d’une jovialité bouffonne fut composée par l’auteur pour une ode italienne d’un style élevé et grandiose ; et c’est en adaptant des paroles joviales au chant de Marcello, que j’ai établi une concordance parfaite entre la musique et les vers.

Cette irrévérencieuse plaisanterie, qui n’ôte rien à mon admiration pour les belles œuvres de Marcello, ne choquera pas plus les athées de l’expression que la