Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/253

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Un Instrument seul (hantant à l’orchestre une phrase dessinée comme la mélodie vocale, et formant avec elle une sorte de duo, est aussi fort souvent d’un excellent effet. Le Cor solo qui dans le second acte de la Vestale, de Spontini, murmure en duo avec Julia l’air si douloureusement passionné : « Toi que j’implore, » donne bien plus d’intensité à l’accent de la partie vocale ; le timbre mystérieux, voilé et un peu pénible du Cor en Fa ne fut jamais plus ingénieusement ni plus dramatiquement employé.

Il en est de même de la Cavatine de Rachel, accompagnée par un solo de Cor Anglais, au 2e acte de la Juive de Halevy. La voix faible et touchante de l’Instrument s’unit on ne peut mieux dans cette scène à la voix suppliante de la jeune fille.

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