Page:Berlioz - Voyage musical en Allemagne et en Italie, II, 1844.djvu/25

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EN ITALÎE. 13

et des Méditations, pourraient apprécier l’expression ou la noblesse d’une mélodie au moins aussi bien que le plus grand sculpteur , fut-il un Phidias, ou le plus habile architecte, fût-il un Michel-Ange.

Quand les exécuteurs, chanteur et pianiste, ont fait entendre une seconde fois , et de la même manière chaque partition , l’urne fatale circule, on lit les bulletins, et le jugement préliminaire que la section de musique avait porté huit jours auparavant , se trouve , en dernière analyse , confirmé , modifié , ou cassé par la majorité. Ainsi , le prix de musique est donné par des gens qui ne sont pas musiciens et qui n’ont pas même été mis dans le cas d’entendre, telles qu’elles ont été conçues, les partitions entre lesquelles un absurde règlement les oblige de faire un choix.

Au jour solennel de la distribution des prix , la cantate préférée par les peintres, sculpteurs et graveurs, est ensuite exécutée complètement. C’est un peu tard ; il aurait mieux valu sans doute convoquer l’orchestre avant de se prononcer ; et les dépenses occasionnées par cette exécution tardive sont assez inutiles , puisqu’il n’y a plus à revenir sur la décision prise ; mais l’Académie est curieuse , elle veut connaître l’ouvrage qu’elle a couronné, • . . . * , . C’est un désir bien na^